Entre vallons forestiers et douces prairies, Anould accueille les voyageurs à taille humaine. Nichée dans les hauteurs des Vosges, la commune ouvre une passerelle privilégiée vers Saint-Dié-des-Vosges et les grands horizons montagnards, offrant un pied-à-terre convivial pour un séjour ressourçant.

Un cadre naturel préservé

Depuis les crêtes culminantes, le regard plonge sur le contrefort alsacien aux teintes changeantes. Forêts de hêtres, pâturages fouettés de brume et ruisseaux bavards composent un écrin préservé où s’épanouissent chevreuils et pics noirs. À mi-pente, un chapelet de belvédères invite, via le site communal, à choisir son panorama préféré.

Des activités de pleine nature

Cartes en main, le circuit des Croix déroule ses 12 km balisés entre linteaux de grès et clairières secrètes. L’hiver, une accompagnatrice locale propose des sorties raquette pleines de rire et de silence soyeux. Pour une pratique en confiance, des balises de détresse peuvent être empruntées après inscription sur la plateforme touristique, ajoutant sérénité aux excursions nordiques.

Un tourisme durable et engagé

Labellisée Commune 3 libellules, la municipalité n’emploie plus de produits phytosanitaires dans ses espaces verts. Son Office de Tourisme de catégorie I conseille des hébergements responsables, tandis que la double distinction 2 Fleurs et 2 Cœurs reflète un engagement floral et solidaire. Les voyageurs partagent ainsi un art de vivre respectueux, tisseur de liens entre habitants et visiteurs.

Une vie locale et festive

Dans les rues pavées, la Foire aux Produits Lorrains célèbre chaque automne les saveurs régionales autour d’étals parfumés. Au printemps, la Semaine des Arts transforme ateliers, jardins et halls en galeries éphémères mêlant peinture et musique. Quand les beaux jours s’allongent, le Feu de St-Jean embrase la nuit, rassemblant habitants et voyageurs dans une ronde lumineuse relayée sur le calendrier local.

Produits du terroir et savoir-faire

Pour goûter le territoire, procurez-vous le Guide LOISIRS, DECOUVERTE et RESTAURATION disponible au Bureau d’Informations. Vous y trouverez aussi l’histoire minière de la Mine Saint-Jean d’Anozel, témoignage de la rude quête de cuivre qui façonna les savoir-faire. Fromages affinés, confitures de myrtilles et charcuteries fumées y sont listés, révélant une palette gastronomique qui se savoure au rythme apaisé des tablées locales.

À l’aube, un sentier mousseux grimpe vers La Roche du Sphinx, bloc de granit veiné d’ocre qui domine la vallée comme un gardien silencieux. Quelques virages plus loin, la Chapelle de Monthegoutte émerge d’un rideau de pins, offrant un moment de recueillement face aux brumes matinales. Les hameaux de Sarupt et Vanémont ponctuent la marche ; devant les fermes centenaires, une fontaine chante et un rouge-queue file entre les pommiers, rappel d’un patrimoine vivant.

Après le passage ombragé du col du Climont, la trace s’ouvre sur des chaumes parfumées où tourbières et myrtilliers s’enlacent. Le promeneur rejoint alors, via l’itinéraire détaillé, une clairière idéale pour pique-niquer en cercle restreint, savourant le silence strié par le cri du pic noir. Le soir venu, les lampions des villages proches guident vers une table d’hôte où l’on partage un mets montagnard généreux, tandis qu’à travers la baie vitrée le ciel dévoile son nuancier d’étain et d’indigo, clôturant une journée baignée de sérénité.