Au nord des Deux-Sèvres, la commune offre un tableau rural où patrimoine et biodiversité s’entrelacent. Entre bocages lumineux et villages de caractère, l’escapade promet convivialité et ressourcement.

Un cadre naturel préservé

Au creux des gorges où serpente l’Ouerre, falaises de schiste et lande odorante composent un décor puissant. Genêts, bruyères et chênes têtards y encadrent les reflets d’une eau vive qui abrite la loutre discrète.

Des activités de pleine nature

Sur le lac Hautibus, pagayer en canoë ou taquiner la carpe se vit dans une atmosphère paisible. Autour du plan d’eau, boucles VTT, parcours de trail et zones de grimpe déploient leurs défis, tandis qu’un guide initie au géocaching familial.

Un tourisme durable et engagé

Labellisée pour ses actions concrètes, la commune valorise les zones classées Natura 2000 grâce à des chantiers participatifs de restauration des haies. Un camping éco-bio surplombant la vallée limite son impact via phyto-épuration et énergie solaire, tandis que des balades commentées sensibilisent aux espèces protégées.

Une vie locale et festive

Chaque été, les Rencontres des Peintres transforment les ruelles en atelier à ciel ouvert, invitant visiteurs et artistes à dialoguer autour d’esquisses croquées sur le motif. Une fête gourmande et musicale conclut la semaine, célébrant couleurs et convivialité.

Produits du terroir et savoir-faire

Au marché, le parfum caprin d’un crottin fermier côtoie le pétillant d’un jus de pommes pressées à la ferme. Une brasserie artisanale torréfie ses malts sur place, tandis que laines d’alpaga et miels floraux témoignent d’un savoir-faire respectueux des cycles agricoles.

Sur les hauteurs dominant l’Argenton, un donjon de granit veille depuis le Moyen Âge. Au pied des remparts, un pont roman conduit vers un entrelacs de lavoirs et de calvaires ombragés, témoins du labeur quotidien d’autrefois. Le portail sculpté de l’église Saint-Gilles, orné d’arcs polylobés, révèle un rare Christ en majesté aux pigments du XIIᵉ siècle.

Plus loin, la chapelle de l’Ermitage se dissimule parmi les chênes, relayant le murmure du coteau Bonnin où un verger en espalier conserve des variétés fruitières anciennes. En contrebas, les parois escarpées de Grifférus, façonnées par le temps, complètent ce tableau vivant. Sentiers pierreux et venelles fleuries serpentent entre maisons schisteuses, offrant aux aquarellistes une lumière réputée. Le soir, la vallée s’embrase d’ocres, prolongeant l’émotion patrimoniale dans une douceur de fin de journée.