Au cœur du Gers, Eauze se révèle comme une bourgade chaleureuse où la pierre blonde côtoie des vergers odorants. Entre héritage historique et douceur rurale, cette escale promet des instants à la fois vivifiants et sereins.

Un cadre naturel préservé

Sous un ciel clair, les rives ombragées de la Gélise déroulent leurs reflets frais, tandis qu’au loin les cimes blanches des Pyrénées dominent les collines vallonnées. Les effluves résineuses issues de la forêt de pins landaise enveloppent chaque promenade matinale et rappellent la mosaïque d’écosystèmes qui entoure la commune.

Des activités de pleine nature

Chemins balisés et sentiers panoramiques invitent à la marche au rythme apaisé ; on longe les coteaux, traverse les vignes puis rejoint la fraîcheur des berges pour une pause contemplative. Les férus de deux-roues disposent d’itinéraires doux, disponibles auprès de l’office de tourisme, qui fournit cartes et conseils avisés.

Un tourisme durable et engagé

Le territoire valorise un éclairage public maîtrisé qui préserve la voûte céleste et limite les consommations énergétiques. Des bornes pour remplir sa gourde, des panneaux dédiés à la préservation des écosystèmes riverains et la promotion des déplacements doux témoignent d’une volonté d’offrir une expérience respectueuse, centrée sur la rencontre avec les habitants et la nature.

Une vie locale et festive

Tout au long de l’année, la place centrale s’anime : un marché fermier périodique réunit maraîchers, fromagers et vignerons, tandis que des concerts sous les arcades médiévales offrent des soirées conviviales. En été, des ateliers d’histoire locale invitent les curieux à modeler de l’argile et à écouter des récits gascons.

Produits du terroir et savoir-faire

La table locale flirte avec l’excellence : les canards élevés en plein air donnent un foie gras onctueux, travaillé par des conserveurs installés dans les fermes voisines. Les domaines familiaux tirent de leurs sables une eau-de-vie d’exception, le Bas Armagnac, tandis que les viticulteurs de la Ténarèze élaborent des blancs vifs et épurés. Chais et ateliers se visitent pour découvrir le vieillissement en fût et les gestes transmis depuis des générations.

Au détour d’une fouille menée en 1985, les archéologues mirent au jour un ensemble exceptionnel de plus de trente mille pièces, rangées auprès de bijoux, d’outils d’ivoire et de lingots façonnés il y a près de deux siècles. Aujourd’hui présenté dans le musée archéologique, ce trésor illustre la prospérité antique de la cité et offre un voyage sensoriel grâce aux teintes éclatantes des alliages polychromes.

Le riche passé se lit aussi dans la cathédrale Saint-Luperc, monument dont les voûtes gothiques répondent au caractère austère de la Maison Jeanne-d’Albret, pourvue de colombages élégants. En flânant, on découvre des maisons du XVe siècle aux encorbellements travaillés, puis une placette baignée d’ombre où s’échangent rires gascons et récits de vendanges. Les ruelles pavées, jalonnées de panneaux didactiques, conduisent enfin vers les hauteurs qui dominent la campagne, rappelant l’alliance permanente entre culture humaine et horizon ouvert.