Entre canaux médiévaux et horizons volcaniques, La Canourgue invite les voyageurs en quête d’authenticité. Ruelles pavées, demeures renaissance et clapotis des passerelles rythment un séjour apaisé, ancré dans une nature préservée et un accueil convivial.

Un cadre naturel préservé

Depuis le village, le regard file jusqu’au Signal de Mailhebiau, sommet de 1 469 m qui domine un plateau basaltique façonné il y a près de neuf millions d’années. Failles, tourbières et blocs noirs sont expliqués sur la ressource géologique officielle et composent un patchwork où l’agropastoralisme dialogue avec linaigrettes et gentianes.

Des activités de pleine nature

Glisser sur l’eau avec LOCANOE permet de parcourir les 52 km des gorges du Tarn, entre rapides joueurs et hameaux troglodytes ; la réservation se fait via la base nautique officielle. À pied, le Festi Rando conjugue 9 km d’effort modéré, histoires contées et apéro-concert sur les crêtes panoramiques, tandis qu’un 18 trous verdoyant accueille swings et birdies face aux hauts plateaux.

Un tourisme durable et engagé

La commune veille sur sa rivière par des berges végétalisées et un éclairage nocturne réduit. L’historique Atelier Tuffery illustre cet esprit durable : coton biologique, confection locale et traçabilité totale, à découvrir sur l’atelier certifié EPV. Gîtes labellisés éco-geste, circuits VTT balisés au départ du centre et fontaines d’eau potable complètent une approche respectueuse de l’environnement.

Une vie locale et festive

Avec ses cloches et rubans colorés, la Fête de la Transhumance, décrite sur le portail local, rassemble, chaque fin de printemps, troupeaux décorés, marché régional et chants occitans au col de Bonnecombe. Quelques mois plus tard, la traditionnelle foire aux jeunes bêtes de trait anime un bourg voisin : éleveurs, maquignons et visiteurs échangent autour de l’aligot fumant dans une atmosphère pastorale et festive.

Produits du terroir et savoir-faire

Sur les tables, le filant aligot provient de la coopérative Jeune Montagne qui affine le Laguiole AOP au lait cru issu de vaches blondes élevées en prairie, comme présenté sur la fromagerie équitable. Dans les casseroles du village, la pouteille mijote ses parfums de pieds de porc, tandis que les manouls, tripes d’agneau au serpolet, célèbrent un savoir-faire culinaire transmis de génération en génération.

Traversé par un réseau de canaux miroirs, le bourg dévoile ses ruelles pavées sous la garde de façades blondes. On chemine jusqu’à la place de la collégiale Saint-Martin, majestueux témoin roman, puis l’on lève les yeux vers une maison à pans de bois dont les encorbellements racontent le Moyen Âge prospère. Passerelles de pierre et petites placettes ombragées composent une atmosphère de petite Venise lozérienne, idéale pour la flânerie.

Aux portes du village, la route serpente entre prairies d’estive et coulées de basalte pour rejoindre la cascade du Déroc, mur sombre haut de trente mètres. Derrière son voile, une cavité secrète fait résonner le grondement de l’eau et dispense une fraîcheur bienvenue l’été. Plus bas, les vergers bordent la petite rivière, et les sentiers balisés rejoignent des belvédères confidentiels. Chaque soir, la lumière dorée glisse sur les canaux, les terrasses s’animent et les visiteurs goûtent à un art de vivre façonné par la pierre, l’eau et la convivialité locale.