Riscle invite les voyageurs à découvrir un coin occitan où un fleuve sinueux ondule entre coteaux viticoles et bosquets humides. À taille humaine, la bastide cultive accueil chaleureux, art de vivre local et engagement pour un tourisme responsable.

Un cadre naturel préservé

Au cœur du Gers, les méandres d’un fleuve gascon dessinent des ripisylves fraîches et des prairies humides où hérons et loutres trouvent refuge. Depuis le belvédère du Pic du Jer, la chaîne des Pyrénées apparaît en toile de fond, rappelant la proximité d’une montagne préservée.

Des activités de pleine nature

Marcheurs, cyclistes et cavaliers trouveront ici un terrain d’aventure modulable. Quarante-quatre itinéraires « Bonnes Balades » et près de trente boucles vélo ou VAE, tous balisés, sillonnent villages et vignobles. Les passionnés d’histoire peuvent enfourcher leur monture sur la Route d’Artagnan, croisant demeures seigneuriales et légendes héroïques.

Un tourisme durable et engagé

Ici, l’engagement ne se limite pas aux paroles : les vignerons de l’AOC Saint Mont conduisent leurs rangs de ceps en agriculture raisonnée ou biologique pour protéger les sols sablo-argileux et la micro-faune. Les visiteurs sont invités à marcher plutôt qu’à motoriser, à remplir leur gourde aux fontaines publiques et à privilégier les producteurs labellisés, réduisant ainsi l’empreinte carbone du séjour.

Une vie locale et festive

Dans les arènes ombragées de la bastide voisine, la Course landaise fait vibrer les gradins lors d’une fête taurine organisée chaque été. Entre figures acrobatiques et musique traditionnelle, la soirée se prolonge par un marché nocturne où artisans, chorales et bodegas partagent la convivialité du Sud-Ouest. Un clic sur la programmation officielle permet de préparer sa venue sereinement.

Produits du terroir et savoir-faire

La part des anges embaume les chais : l’Armagnac, distillé dans les alambics traditionnels, repose en fûts de chêne jusqu’à révéler notes de pruneau et d’épices douces. Les maîtres de chai ouvrent leurs portes pour expliquer l’art du chauffe-vin, du coulage et de l’assemblage. Au détour d’une visite, on savoure aussi une croustade caramélisée, complice idéale de l’eau-de-vie.

Dans ce bastion rural, l’eau est un fil d’Ariane. Dès l’aurore, les brumes glissent au-dessus du fleuve avant de laisser place au soleil qui réchauffe galets et peupleraies. Suivre le Sentier de l’Adour, long de quatre-vingt-treize kilomètres, c’est découvrir moulins oubliés, roselières bruissant de passereaux et îlots sableux où les tortues cistudes prennent le soleil. Le chemin, partagé par marcheurs, vététistes et cavaliers, serpente entre palombières et vergers jusqu’aux berges plus sauvages où la rivière reprend sa course libre.

Plus au sud, les pèlerins du GR 65 et ceux du GR 653 croisent la ville avant de poursuivre vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou d’emprunter le GR 101 qui mène aux sanctuaires montagnards. Halte gourmande sur la place ombragée, rencontre avec un artisan potier, observation des étoiles dans un ciel sans pollution lumineuse : ici, chaque moment se vit à un rythme apaisé, bercé par l’accent chantant et le sourire bienveillant des habitants.