Baugé
Maine-et-Loire, Pays de la Loire
Une bulle d’histoire au cœur de l’Anjou Vert
Au fil des venelles médiévales et des clairières d’Anjou, Baugé-en-Anjou marie pierre blonde et horizons arborés. Ici, le voyageur curieux goûte un rythme apaisé, savoure l’air boisé et partage la chaleur d’un territoire qui place l’humain au centre. Entre influences royales et paysages ondulants, l’escapade promet autant d’émotions que de rencontres conviviales.
À deux pas des ruelles historiques, la forêt domaniale de Chandelais déploie ses chênes centenaires et ses fougères comme un écrin de fraîcheur. La boucle rouge, tracée au cœur des futaies, convie à une respiration profonde ; on y surprend parfois chevreuils et traces de sanglier. En chemin, un panneau pédagogique renvoie vers l’itinéraire décrit sur Anjou-Tourisme, témoignant d’une nature protégée et partagée.
Envie de bouger sans bousculer la quiétude locale ? On enfourche son deux-roues pour suivre la Voie Verte de 50 km reliant Cuon à Le Lude, tronçon sécurisé où les haies bocagères bordent l’enrobé lisse, idéal pour cyclistes et rollers. Les marcheurs, eux, s’essaient aux 400 km de sentiers, avec l’emblématique GR 36 qui traverse le Noyantais et révèle étangs secrets, chapelles de hameaux et panoramas ouverts. Balisage précis, aires de repos et panneaux artistes ponctuent ces itinéraires pour une aventure accessible à tous les niveaux.
La démarche responsable s’incarne ici au quotidien. Labellisé « Accueil Vélo », l’Office de tourisme fournit pompes, casiers et conseils, tandis qu’un service de location adapté aux familles encourage la mobilité douce. Les hébergeurs partenaires minimisent l’empreinte carbone grâce au tri sélectif, aux menus locavores et à l’usage d’énergies renouvelables. Sur place, une carte interactive valorise les producteurs proches afin de limiter les kilomètres parcourus.
Tout au long de l’année, le cœur du bourg s’anime : soirées guinguette au bord de la rivière, marché nocturne de créateurs et concerts acoustiques font vibrer les vieilles pierres. Au printemps, des visites guidées costumées entraînent petits et grands dans les légendes angevines, tandis qu’en été, des séances de cinéma plein air transforment la place centrale en salon sous les étoiles. Chacune de ces rencontres cultive le lien entre habitants et visiteurs, dans une atmosphère chaleureuse.
L’identité gustative du Baugeois se découvre à table. Au Bistrot 1813 de Fontaine-Guérin, un menu fait-maison met à l’honneur rillauds, légumes du maraîchage voisin et fromages affinés, le tout accompagné de vins de l’Aubance. Une escale gourmande commentée sur Anjou-Tourisme valorise le circuit court : ici, le chef achète chaque matin sur le marché et cuisine aussitôt, garantissant fraîcheur et économie circulaire. Ateliers accords mets-vins et échanges avec producteurs prolongent l’expérience conviviale.
Sous les voûtes de l’Hôtel-Dieu, l’apothicairerie du XVIIᵉ siècle aligne plus de 650 pots de faïence et boîtes d’ébénisterie délicate. Les fresques florales et l’odeur persistante des simples médicinales racontent l’ingéniosité des soignants d’autrefois. La collection, classée monument historique, se visite en petits groupes, guidés par une médiatrice qui dévoile remèdes insolites et anecdotes royales. Le site officiel détaille les créneaux sur cette page dédiée, preuve que la préservation passe aussi par la transmission.
À quelques kilomètres, le château de Montgeoffroy se dresse avec ses toits d’ardoise, ses douves en eau et son mobilier d’origine préservé. Distingué de deux étoiles au Guide Vert, cet ensemble du XVIIIᵉ illustre la douceur angevine : façade symétrique, orangerie parfumée et parc boisé où nichent chouettes hulottes. Les visites commentées parcourent salons, cuisines et sellerie, avant de s’achever sous un cèdre tricentenaire. En flânant dans l’allée cavalière, on saisit la relation subtile entre architecture et paysage, essence même de l’art de vivre local.