Longchaumois
Jura, Bourgogne-Franche-Comté
Respirer l’altitude, vivre l’instant jurassien


Entre conifères et prairies d’altitude, ce village de montagne offre un périmètre généreux où l’horizon joue avec 1000 mètres de dénivelé. Territoire d’air pur, il invite les voyageurs à ralentir leur rythme et à renouer avec une convivialité montagnarde.
De la fraîcheur bruissante des gorges de la Bienne (450 m) à la canopée du Bois de Ban (1400 m), le regard glisse sur épicéas, tourbières et clairières classées site Natura 2000. Insérée dans le Parc Naturel Régional du Haut-Jura, la commune protège son relief modelé par l’eau ; un sentier interprétatif est présenté sur le portail local, parfait pour préparer son itinéraire.
En hiver, l’espace nordique livre plus de 16 km où glisser en ski nordique accompagné. Les amateurs d’immersion silencieuse s’engagent sur des itinéraires raquette balisés. Dès la fonte des neiges, circuits VTT et itinéraires pédestres balisés reprennent le relais ; les traces se téléchargent sur la carte interactive avant un retour gourmand au refuge.
Le village mise sur une gestion raisonnée des ressources : chaufferie collective alimentée par les houppiers issus des coupes locales, éclairage public LEDs réduit après minuit . Des balades découvertes du village finalisées par un pot d’accueil sont proposées tous les dimanches pendant les vacances scolaires.
Tout au long de l’année, les commerces du village proposent des produits locaux à l’exemple du magasin de la fromagerie qui produit tout au long de l’année un comté de grande qualité, sans oublier la boucherie qui propose une production locale nourrie au petit lait restant de la fabrication du comté.
Les amateurs d’artisanat poussent ensuite la porte de l’atelier du vitailliste d’art « Le Verre de Voûte » qui déploie la technique du vitrail traditionnel dans les services de création, conservation et restauration.
Sans oublier « La Maison du Mètre » qui reconstitue le dernier atelier de fabrique de mesures linéaires tel qu’il se présentait en 1960.
Il serait dommage de venir à Longchaumois sans visiter la Maison de la Flore. Vous avez l’opportunité de suivre un parcours de découverte qui comprend une exposition ainsi qu’un sentier botanique aménagé au sein d’un parc d’un hectare. A l’intérieur un atelier de fabrique de lunettes à l’ancienne ainsi qu’une salle de classe d’autrefois.
QUI SUIS-JE ?
On m’appelait autrefois «Longa-Calma», mais il y a très, très longtemps ; cela signifiait, dans le langage du VIIème siècle «un long pâturage».Au début des années 1100, on cite aussi le nom «Longo-Camelo»…
Mon histoire, en effet, remonte à plusieurs siècles. En 732, paraît-il, les Sarrazins traversèrent mon territoire, à une époque où mes terres étaient encore presque désertiques : seuls quelques chalets disposés au milieu des pâturages, témoignaient d’une activité qui se limitait à la belle saison, mes premiers habitants redescendant dans la plaine, avec leurs troupeaux, pendant les rudes mois d’hiver. Et sans doute les moines de l’abbaye de Condat (qui devient Saint-Claude au XIIème siècle) sont-ils à l’origine des premiers défrichages : ne dit-on pas qu’on pouvait aller de Lutèce (Paris) à la Mer Bleue continuellement à l’ombre des feuillus ?
Puis mon existence fut à nouveau en danger, suite au dépeuplement qui fit tomber ma population à 671 en 1975. Une fois encore, mon coeur ne voulut pas s’arrêter de battre et, au cours de ces vingt dernières années, le nombre de mes habitants ne cesse d’augmenter pour atteindre aujourd’hui 1189, le nombre des classes de l’école passant dans le même temps de 3 à 6 ; lotissements, appartements rénovés, activité industrielle et agricole, vie associative, commerce, tourisme, font de moi un lieu privilégié. Je m’étends sur 5700 ha et suis encore recouverte par 3200 ha de forêts de sapins, d’épicéas et de hêtres : c’est dire si ma réserve d’oxygène est grande !
Les Hauts Tolosans : 1 jour de bonheur