Dans ce bourg du sud Deux-Sèvres, la vie se goûte à un rythme apaisé entre venelles fleuries et reliefs calcaires. Le voyageur découvre une harmonie intacte entre art roman, chemins confidentiels et accueil chaleureux, loin de la frénésie touristique.

Un cadre naturel préservé

Un chemin de découverte de 7 km forme un anneau paysager épousant les anciennes fortifications, offrant des belvédères sur les toits d’ardoise. À mi-parcours, un jardin remarquable aux collections botaniques rares s’ouvre dans un écrin de sous-bois et de talus calcaires.

Des activités de pleine nature

Les adeptes de mobilité douce filent sur la voie cyclable V93 avant de rejoindre la cité par des sentiers balisés. Des guides passionnés orchestrent une visite commentée du patrimoine annoncée sur l’agenda municipal. Pour varier les plaisirs, une animation de marche avec bâtons dynamise régulièrement la place René Groussard.

Un tourisme durable et engagé

Au-delà des panoramas, la commune cultive un engagement tangible : une plantation participative de haie bocagère réunit habitants et visiteurs pour renforcer la trame verte. Des panneaux interprétatifs présentent les essences locales, tandis que l’éclairage maîtrisé des venelles et les abris vélos couverts encouragent un mode de vie plus respectueux de la faune nocturne et du climat.

Une vie locale et festive

Au Metullum, un spectacle pluriel intitulé « Parlons d’Algérie » porté par le Collectif Gonzo fait résonner théâtre documentaire et musique world. La salle propose également des lectures, expositions et concerts, créant un rendez-vous culturel récurrent qui nourrit l’imaginaire des habitants comme des visiteurs tout au long de l’année.

Produits du terroir et savoir-faire

Dans les entrailles calcaire se dévoilent les mines argentifères carolingiennes. Munis d’un casque, on explore ces galeries où naquit jadis la frappe de monnaies royales, héritage qui inspire aujourd’hui un savoir-faire bijoutier axé sur le recyclage des métaux locaux. Une dégustation de miel des buttes voisines conclut la visite, révélant d’étonnants accords aux notes minérales.

À Melle, trois églises romanes se dressent à quelques pas l’une de l’autre ; la plus célèbre, Saint-Hilaire classée par l’UNESCO, révèle à l’aube des chapiteaux finement ciselés. Depuis le parvis, une venelle pavée rejoint le clocher de Saint-Pierre puis la nef de Saint-Savinien, offrant une plongée dans un réseau de ruelles médiévales où la pierre blonde dialogue avec la verdure.

Plus loin, le GR 655, tronçon français de la voie de Saint-Jacques, serpente entre pâturages et vallons bordés de frênes. Randonneurs et cyclistes croisent un rucher communal et des vergers de variétés anciennes entretenus par des bénévoles soucieux de préserver la diversité fruitière. Des tables d’orientation racontent la géologie karstique tandis qu’au-dessus de la Béronne plane le cincle plongeur, témoin vivant du lien intime qui unit la cité et ses paysages.