Nantua
Auvergne-Rhône-Alpes, Ain
Plongez entre falaises et eaux turquoise
À 480 m d’altitude, la capitale du Haut-Bugey conjugue falaises calcaires, forêts généreuses et art de vivre convivial. Une invitation à la détente active.
Blotti sous les falaises jurassiennes, le lac emblématique de 141 ha offre eau émeraude et allée ombragée. Entre roselières et baignade surveillée, grèbes huppés trouvent refuge. Sur le site officiel, ce joyau marie roche et fraîcheur alpine.
Trois circuits balisés pour marche, VTT et trail sillonnent hêtraies et pelouses sèches. Topo-guides et balises indiquent dénivelés pour évoluer à rythme apaisé. La page Rando & Trail aide à préparer l’escapade.
Quand la neige poudre les plateaux, le domaine nordique d’Apremont ouvre ses boucles de ski de fond et raquettes, accessibles par navette locale. Cette approche basse-carbone valorise un damage économe et des abris chauffés au bois. Le site, présenté sur le guide officiel, promeut une glisse attentive à la faune hivernante.
Dans l’ancienne église clunisienne, des concerts d’orgue résonnent périodiquement sous les voûtes romanes. Les 1845 tuyaux dialoguent avec les voix, créant une acoustique intime. Annoncées sur la page dédiée, ces soirées révèlent la magie du patrimoine sonore.
En cuisine, la quenelle au beurre d’écrevisses incarne la gourmandise locale. Les poissonniers lèvent le brochet frais, tandis que les crustacés parfumés subliment la sauce qui porte le nom du territoire. Des adresses familiales, répertoriées dans le carnet gourmand, perpétuent ce savoir-faire.
Blottie dans la cluse creusée par les anciennes poussées alpines, la ville s’anime au pied de falaises calcaires où s’accrochent sapins, genévriers et orchidées sauvages. Les maisons se serrent autour du marché, témoins d’une histoire rythmée par l’eau et la pierre. À quelques kilomètres, les mystérieuses glacières de Sylans rappellent l’époque où d’immenses blocs étaient acheminés jusqu’aux brasseries parisiennes, offrant aujourd’hui un décor industriel en ruine que la végétation reconquiert.
Plus loin, la forêt s’ouvre soudain sur un miroir cristallin surnommé le « petit Canada » local. Autour de ce haut-plateau, la lumière joue avec les cimes reflétées dans l’eau du lac Genin. En été, on profite des aires de pique-nique pour respirer la résine des sapins, tandis qu’à l’automne les érables embrasent la rive. Entre murmure des torrents et craquement des socques de bois, le voyageur retrouve un rythme apaisé et ressent la présence d’une nature préservée qui invite au respect et à la contemplation.