Saint-Quentin-en-Tourmont
Somme, Hauts-de-France
Cap sur un éden littoral, entre oiseaux et dunes
Au cœur du littoral picard, cette commune ouverte sur l’horizon cultive un accueil convivial où marais, pinèdes et dunes se rejoignent. Entre terre et mer, vous vivez au rythme apaisé d’une nature intacte, accompagné d’habitants qui partagent leurs secrets d’observation.
Des bancs de sable mouvants aux pins maritimes, le panorama s’étire sur 22 km de rivages préservés où aucune route ne vient troubler la quiétude des vagues. Dunes claires, roselières et pinèdes s’enchaînent, offrant un patchwork d’habitats propices à une faune discrète.
Dans les 260 ha du Parc Ornithologique du Marquenterre, des sentiers bordés d’observatoires camouflés mènent à la rencontre de sternes, spatules et oies sauvages. Jumelles au poing, chacun avance à son rythme et s’émerveille devant le ballet des migrateurs.
Intégrée à la Réserve Naturelle de la Baie de Somme, la commune s’implique dans la protection des zones humides : balisage léger, passerelles sur pilotis et limitation volontaire de la circulation motorisée garantissent un impact minimal. Les guides sensibilisent les visiteurs aux cycles des marées et encouragent l’usage du vélo pour rejoindre les points d’intérêt.
Tout au long de l’année, le Espace Henson Marquenterre orchestre des visites d’élevage où l’on découvre la génétique, le dressage et la relation unique entre l’homme et les petits chevaux fauves. Ces sessions conviviales se concluent par une promenade en attelage dans les prairies salées, moment privilégié pour dialoguer avec les soigneurs et saisir l’importance du pâturage extensif.
Au-delà des paysages, la commune valorise le talent des guides naturalistes locaux qui fabriquent leurs propres longues-vues de terrain et carnets d’observation reliés à la main. En partageant croquis et anecdotes, ils perpétuent une culture de transmission orale, gourmande de récits d’estuaire et d’astuces écologiques, et invitent chacun à cultiver un regard curieux sur le vivant.
Posée entre l’estuaire et les pinèdes, la commune déploie un patchwork d’écosystèmes où sable blond, vasières et forêts odorantes se succèdent. Les promeneurs empruntent des sentiers sablonneux bordés d’argousiers, croisent le vol discret d’un héron et s’installent près des oyats qui ondulent sous la brise. Chaque souffle porte un parfum d’iode et de résine, promesse d’une parenthèse régénératrice loin du tumulte urbain.
Plus qu’un décor, le territoire devient une école à ciel ouvert : les animateurs expliquent l’importance des zones refuges pour les oiseaux, initient aux gestes respectueux et rappellent que le silence vaut parfois mieux qu’une photo. En adoptant ce regard attentif, chacun participe à préserver un équilibre précieux entre terre, eau et vent.