Villefranche-du-Périgord
Dordogne, Nouvelle-Aquitaine
Bastide gourmande au cœur d’un écrin vert
Entre collines silencieuses et toitures ocres, cette bastide médiévale révèle un art de vivre à taille humaine. Ici, au sud du Périgord Noir, l’accueil chaleureux des habitants convie chaque voyageur à ralentir et à respirer un air qui sent la mousse après l’orage.
À deux pas de la Vallée de la Dordogne, le paysage se déploie en ondulations feuillues où les chênes pubescents côtoient les bruyères mauves. De petits ruisseaux ourlent les prairies et attirent libellules et salamandres, créant un écrin de fraîcheur propice à la contemplation.
Plus de 100 km de sentiers de randonnée balisés serpentent parmi les clairières, invitant à la marche nordique, au trail doux ou à la balade familiale. Les plus curieux s’essaieront à un circuit d’orientation guidé par panneaux pédagogiques, pour lire le paysage comme un livre ouvert.
La commune favorise un séjour à faible empreinte : hébergements à énergie maîtrisée, valorisation de l’eau de pluie pour les jardins publics et compost partagé accessibles aux visiteurs. Guides locaux initient aux gestes de préservation afin que chacun reparte acteur de la biodiversité.
Chaque été, un marché gourmand anime la halle couverte, transformant le cœur du village en grande table conviviale où musiciens ambulants distillent des airs jazz. Plus tard dans l’automne, une rencontre sportive inter-villages fait vibrer les ruelles aux couleurs des équipes amatrices.
La châtaigne, emblème doux et doré, a valu au bourg l’appellation Site remarquable du goût. Coopératives et castanéiculteurs ouvrent leurs séchoirs pour expliquer la récolte, le tri au biaudes, puis la transformation en farine fine qui parfume biscuits, crèmes et bières artisanales.
Au premier regard, l’horizon semble cousu d’arbres centenaires; ils se parent de jaunes éclatants à l’arrière-saison et laissent filtrer des parfums de mousse et de genêt. Au lever du soleil, une fine brume glisse sur les prairies, éclairant le vol vif des huppes. Les premiers pas hors de l’hébergement se font au rythme apaisé d’un matin sans klaxon, juste accompagné par le glouglou discret d’une fontaine en pierre.
La rencontre humaine est ici un fil conducteur. Artisans d’art, apiculteurs et conteurs proposent des visites intimistes, sans réservation obligatoire, pour cultiver le dialogue. Le soir, quand les lucioles allument leurs minuscules lanternes, les terrasses dévoilent une cuisine locavore où trône un feu de bois qui embaume la nuit. Chacun repart avec un sentiment de chaleur partagée, convaincu qu’un séjour peut conjuguer respect, curiosité et bien-être.