À Farino, petite commune perchée sur les contreforts de la Chaîne centrale, le visiteur découvre un écrin de verdure où la brousse calédonienne s’épanouit entre cascades, plaines et mangroves. Ici, chaque souffle évoque la douceur du Pacifique et l’hospitalité kanak.

Un cadre naturel préservé

Au cœur de la commune s’étend le Parc provincial des Grandes Fougères, réserve de 4 500 ha tapissée d’araucarias, fougères arborescentes et palmiers endémiques. Les crêtes offrent des panoramas sur le lagon classé, tandis que le sous-bois résonne du chant des notous et des perruches.

Des activités de pleine nature

Les adeptes d’outdoor empruntent plus de 40 km de sentiers balisés serpentant entre fougères géantes, ponts de lianes et clairières parfumées. Vélos tout-terrain, marche nordique ou observation d’orchidées : chaque discipline trouve son terrain, et le balisage couleur facilite l’orientation en toute sécurité.

Un tourisme durable et engagé

La commune cultive un tourisme à impact maîtrisé : quotas de visiteurs par itinéraire, sensibilisation à la flore protégée et mise à disposition de fontaines filtrantes pour limiter l’usage de bouteilles jetables. Guides locaux formés à l’écocitoyenneté narrent les légendes kanak et encouragent la marche à un rythme apaisé.

Une vie locale et festive

Tout au long de l’année, la commune vibre au gré de rencontres festives. La traditionnelle fête du ver de bancoule invite curieux et gourmets à observer le fouillage des troncs avant une dégustation inédite. Plus tard, un trail organisé par le Lions club réunit plusieurs centaines de coureurs sur un parcours forestier aux dénivelés généreux.

Produits du terroir et savoir-faire

Lors des veillées du marché, les producteurs installent leurs étals sous les flamboyants : salades croquantes, vanille en gousses et sirops de fruits exotiques embaument la place. Un conteur partage mythes des tribus voisines avant que la musique bambou n’accompagne la dégustation de tisanes médicinales et de pain coco grillé.

À quelques kilomètres des plages turquoise, Farino se dévoile sur un amphithéâtre de collines rouges veiné de ruisseaux clairs. Au lever du soleil, une brume légère s’accroche aux frondaisons et révèle la mosaïque d’essences que les anciens appellent la grande forêt nourricière. Des cris de cagous percent le silence, les pétales des hibiscus s’ouvrent comme des lanternes, et les visiteurs se laissent guider par l’odeur poivrée du niaouli jusqu’aux belvédères qui dominent la vallée. Du haut des passerelles, la mer de chlorophylle semble onduler, rappelant l’immensité de l’océan tout proche.

Cette terre montagneuse chérit l’équilibre entre accueil humain et préservation. Hébergeurs familiaux récupèrent l’eau de pluie, artisans tressent les palmes de pandanus sans colles ni solvants, et l’office local encourage l’usage de navettes à moteur faible émission pour relier hameaux et forêts. À la tombée du jour, un ciel constellé remplace l’éclairage public ; allongé dans l’herbe tiède, le voyageur ressent l’énergie intacte d’un territoire qui avance à un rythme apaisé, loin de toute précipitation.