Quarré-les-Tombes
Yonne, Bourgogne-Franche-Comté
Granite et horizons verts pour respirer l’Yonne
Aux portes mystérieuses du plateau du Morvan, Quarré-les-Tombes invite les voyageurs à retrouver un rythme apaisé entre forêts séculaires, chaos granitiques et bocages vallonnés. Ce village d’altitude, ponctué de sarcophages médiévaux, conjugue accueil chaleureux et héritage bourguignon, offrant une échappée hors du tourisme de masse.
Le cirque forestier qui entoure le bourg dissimule sources claires, landes ourlées de bruyères et tourbières où prospèrent linaigrettes. Sur les crêtes, d’antiques murets guident jusqu’aux panoramas ouverts sur les vallées de l’Yonne. Les curieux peuvent, en consultant les merveilles naturelles, identifier rapaces et papillons endémiques tout en préservant leur tranquillité.
Randonner ici rime avec immersion : plus de cinquante kilomètres de sentiers balisés serpentent parmi hêtres et charmes, tandis que des boucles VTT s’élancent vers les cimes boisées. Des parcours d’orientation accessibles dès le printemps stimulent l’esprit d’exploration, et un centre équestre propose de paisibles trottes au pas pour découvrir les lisières parfumées de résine. Canoë, pêche en rivière et ateliers photographiques complètent l’éventail d’expériences en rythme apaisé.
La commune mise sur une gestion douce de ses richesses : bois morts laissés au sol pour favoriser la microfaune, prairies fauchées tardivement et circuits courts valorisant les fermes avoisinantes. Des balades commentées par les guides locaux sensibilisent à la vie des mares et à la récupération des eaux pluviales, reflet d’un engagement comparable aux initiatives décrites dans les visites écoresponsables menées plus au sud.
Tout au long de l’année, un marché paysan anime la place centrale et fait résonner accents bourguignons et notes d’accordéon. En été, des randonnées nocturnes guidées par un conteur dévoilent légendes sylvestres sous la voie lactée, tandis qu’au printemps une bourse aux plantes fédère jardiniers et herboristes autour d’échanges de semences locales. À l’automne, concerts de cornemuse rappellent les liens entre musique traditionnelle et paysages vallonnés.
Les saveurs locales racontent la géologie et le climat : miel de sapin, charcuterie fumée et tomme crémeuse vieillissent dans des caves au taux d’humidité idéal. Artisans tourneurs transforment la loupe de châtaignier en objets épurés qu’on découvre lors d’ateliers participatifs. Les œnophiles trouvent leur bonheur en sillonnant une étape de la Route des vins, où vignerons transmettent, verre en main, leur passion pour les climats bourguignons.
Au détour d’une ruelle pavée, les maisons coiffées de tuiles brunes se serrent autour de l’église, gardienne d’une histoire millénaire dont témoignent de silencieux sarcophages entassés sur l’esplanade. En sortant du bourg, le promeneur traverse des champs bordés de haies vives, entend le pic noir tambouriner, puis rejoint un ancien chemin gaulois creusé dans la roche où s’épanouissent fougères et grandes ombellifères parfumées.
En remontant vers les hauteurs, un belvédère naturel offre une vue circulaire qui, par temps clair, effleure les monts du Nivernais. Là, le coucher de soleil embrase les houppiers et fait miroiter les étangs ponctuant la forêt. Au retour, une halte au four communal permet de goûter pain cuit au feu de bois encore chaud. Les amateurs de patrimoine poussent plus loin leur curiosité grâce à l’aqueduc triomphal du Pont du Gard, cité en exemple par les guides pour illustrer l’ingénierie antique et rappeler l’importance de l’eau dans nos territoires. Ainsi se tisse un séjour où la nature, l’art et l’humain dialoguent avec authenticité.